Développement

Adox Scala kit d’inversion : le test raté

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Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un test raté avec le Kit d’inversion Scala de chez Adox!

Développer des pellicules noir et blanc en diapositive est une idée que j’avais en tête depuis vraiment très longtemps!

Je trouve les diapos couleurs magnifiques et je me disais qu’en noir et blanc ça devait aussi vraiment être très beau!

Puis les kits d’inversion sont apparus! Cet hiver, j’ai donc craqué pour le tout nouveau Kit Scala de chez Adox plus quelques pellicules de Scala 50 et 160. Je n’ai pas pu essayé le kit avant car j’étais en hibernation!

Étant sorti d’hibernation, je m’y mets!

Comment ça marche?

En gros, dans du noir et blanc classique (négatif), la lumière réagi avec les grains d’argents. Quand on développe, les grains qui ont réagi avec la lumière sont fixé sur la gélatine. Le fixateur élimine ensuite tout l’argent qui n’a pas réagi avec la lumière. On se retrouve donc avec une image négative.

Pour faire une diapo, on va d’abord développer une première fois avec un révélateur normal. Ainsi, les grains qui ont réagi à la lumière se trouvent fixé sur la gélatine dans un état chimique différent des grains qui n’ont pas réagi. Ensuite, au lieu de mettre dans le fixateur, on va plutôt le mettre dans un bain blanchissant, ce qui va attaquer les grains exposés à la lumière et les défiger tout en laissant en paix l’argent qui n’a pas encore réagi à la lumière.

Ensuite, on va passer dans un bain nettoyant pour retirer l’argent qui a été blanchi. (Qui a dit qu’il était difficile de blanchir l’argent?!)

À ce stade, il ne reste plus que les grains qui n’ont pas réagi à la lumière. Il ne reste plus qu’à les exposer puis redévelopper.

Ainsi il reste exactement l’opposé de notre négatif. Une belle diapo!

Mon premier test du Kit d’inversion Scala

C’est donc la première fois que j’utilise un kit d’inversion et j’avoue être un peu intimidé. J’ai quand même été soulagé quand j’ai vu que tout se passait à 20°C.

Pour ce test, j’ai exposé une Scala 50 à 50 ISO avec mon EOS 3.

En ouvrant, le pack, j’ai pu m’apercevoir que le kit était relativement simple:

  • Révélateur: 1 bain révélateur à diluer en 1+1
  • Blanchisseur: 1 bain blanchissant à diluer en 1+1
  • Nettoyeur: 1 bain nettoyant, un sachet à diluer dans 2 litres d’eau. Pas de dilution

J’ai ensuite mis la pellicule Scala 50 dans la cuve et j’ai suivi le guide:

  • Premier développement: 14 min à 20°C
  • Bien laver
  • Bain de blanchissement: 4 min à 20°C
  • Bien laver
  • Bain de nettoyage: 4 min à 20°C
  • Bien laver

A cette étape, la cuve peut être ouverte car nous devons ré-exposer la pellicule à la lumière, ça donne ça:

Kit inversion Adox Scala
Pellicule pendant la ré-exposition à la lumière

Après 4 minutes d’exposition, on retourne dans la cuve pour un deuxième et dernier développement.

  • Deuxième développement: 6 min à 20°C
  • Bien laver
  • En option: Une trempette dans un bain de fixateur pour retirer les dernier grain qui n’auraient pas réagi. Je ne l’ai pas fait.
  • Dernier lavage
  • Bain d’eau déminéralisée avec ou sans agent mouillant (faites comme avec vos autres négatifs noir et blanc)

Plus qu’à faire sécher.

Et là, c’est le drame!

Visiblement quelque chose s’est mal passé. Voici la pellicule à la table de lumière.

Kit inversion Adox Scala
Table de lumière – Kit d’inversion Adox Scala

Au départ, j’ai cru que la ré-exposition avait été insuffisante, mais je me suis rendu compte que la pellicule avait déjà les traces en inversé à la première sorti de la cuve. Les bords de la pellicule ont l’air corrects, blanc laiteux. Le problème a donc eu lieu dans la première partie avant la ré-exposition. Elle aurait dû être beaucoup plus blanche pendant la ré-exposition.

Comparaison avant/après la seconde exposition.

J’avais aussi pensé à un problème de fixation après le deuxième développement. Comme c’est une option ça aurait pu être une solution, j’ai trempé le milieu de la pellicule dans le fixateur que j’avais préparé mais pas utilisé et cela n’a strictement rien changé du tout. Piste écartée.

Analyse

Après une petite discussion avec Lina de chez Adox qui développe beaucoup de cette pellicule. Nous sommes arrivés à la conclusion que je n’avais pas assez agité le bain de blanchissement.

Effectivement, dans la notice, ils mentionnent la possibilité d’agiter en continu et ils préviennent aussi contre une agitation trop violente. J’ai donc vraiment tout doucement fait tourner la spire dans la cuve en continu, au lieu de faire les inversions comme aux autres bains. Le problème est que je suis vraiment allé trop doucement!

Je vais donc très vite réessayer en améliorant cette étape!

Lina a vraiment été d’une grande aide. Elle m’a même proposé de faire un retour du kit pour qu’elle puisse le tester elle-même. Je lui ai dit que je la tiendrais au courant après mon deuxième essai (demain).

Conclusion

Certes, ce test est raté mais il m’a quand même fait découvrir que développer du noir et blanc en diapo prenait du temps… En fait, c’est super long! Mais ce n’est pas si difficile, il n’y a pas besoin de gérer des bains à des hautes températures.

En ce qui concerne ce kit d’inversion Adox Scala, il est vraiment spécifique aux pellicules Scala 50 et 160! Je n’ai pas encore trouvé les temps de développement pour les autres pellicules que j’aimerais tester, genre la Potsdam 100. Si vous savez où trouver ce genre d’infos, je suis preneur.

Et vous? Avez-vous déjà testé ce kit ou un autre? Avez vous été content des résultats?


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