Développement

Révélateur noir et blanc – Test de température

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La bonne température d’utilisation du révélateur noir et blanc est un sujet sur lequel je me suis récemment assoupli 😉

En effet, dans un article précédent, je préconisais d’être très précis sur les 20°c. Pendant des années je me suis acharné à démarrer mes développements pile poil à 20°C, pas 19,8°C, pas 20,2°C non non… Je devais être à 20,00°C 😉 Pour ça j’utilisais soit des bains marie à l’eau chaude, soit dans des glaçons. Pour les derniers centièmes de degré mes mains pouvaient suffire à arriver aux 20,00°C!

Aujourd’hui, après quelques discussions et surtout un petit test, je me suis rendu compte qu’il existait quand même une certaine flexibilité.

Déroulement du test de température

Il y a quelques temps, j’ai profité d’un test d’objectif (plus de photos de cette partie du test sur Instagram) pour shooter une Ilford Delta 100. Au lieu de la développer normalement en une fois, je l’ai coupée en trois et j’ai développé chaque morceau à une température différente.

J’ai développé le premier morceaux à 17°C (18,2 °C en fin de développement), le deuxième morceaux à 20°C (20,8°C en fin de développement) et le troisième morceaux à 23°C (23,4°C en fin de développement).

Pour ce test, j’ai utilisé du Kodak Tmax (1+4) et chaque développement a duré 7 minutes.

Voici à quoi ressemble la pellicule vue sur la table de lumière:

Test de température de développement - révélateur noir et blanc Tmax dev
Table de lumière – Test de température.

On peut observer une très légère différence mais elle est bien moins évidente que ce à quoi je m’attendais! Chacun des trois morceaux est parfaitement utilisable.

Résultats du test de température

Pour commencer, nous allons voir la différence entre 17°C et 20°C

Test de température de développement - révélateur noir et blanc Tmax dev
Scan du négatif 25 coupé – Test de température 17°C / 20°C

Ce négatif a été scanné en un seul morceau, ce n’est pas un collage de deux scans. En regardant vraiment très attentivement, on peut voir que les hautes lumières sont légèrement plus fortes sur le négatif développé à 20°C mais c’est vraiment très très léger.

Ensuite, regardons la différence entre 20°C et 23°C

Test de température de développement - révélateur noir et blanc Tmax dev
Scan du négatif 16 coupé – Test de température 20°C / 23°C

De la même façon, ce négatif à été scanné en un seul morceau, ce n’est pas un collage de 2 scans qui auraient des réglages différents.

En observant attentivement le feuillage du bas à la coupure, on peut voir une très légère différence de contraste avec des hautes lumières un chouilla plus prononcées à 23°C mais la différence est vraiment super minime.

Bracketing

Pour chacune des trois bandes, j’ai fait un bracketing* d’exposition pour voir si cela m’apporterait des infos supplémentaires.

*bracketing, j’ai fait varier l’exposition sur la même photo, pour obtenir d’abord une exposition “normale”, puis une sous-exposition de 1 stop et une sur-exposition de 1 stop.

Sur la bande développée à 17°C:

Test de température de développement - révélateur noir et blanc Tmax dev
Exposition “normale” à 17°C
Sur-exposition de 1 stop à 17°C
Sous-exposition de 1 stop à 17°C

Sur la bande développée à 20°C (Kudos à ma super modèle qui a réussi à garder la même pose pour 3 photos de suite!)

Test de température de développement - révélateur noir et blanc Tmax dev
Exposition “normale” à 20°C
Sur-exposition de 1 stop à 20°C
Sous-exposition de 1 stop à 20°C

Sur la bande développée à 23°C:

Test de température de développement - révélateur noir et blanc Tmax dev
Exposition normale à 23°C
Sur-exposition de 1 stop à 23°C
Sous-exposition de 1 stop à 23°C

Grâce à ce petit test de bracketing, j’ai pu me rendre compte que la variation d’exposition avait bien plus d’impact sur les photos que la variation de température de développement.

Par contre, il est aussi indéniable, même si l’effet est très mineur, que la température a un effet sur les hautes lumières. Dans ce test de bracketing, rien n’a cramé sur la sur-exposition 1 stop à 17°C mais un peu de haute lumière à perdu du détails à 20°C et encore plus à 23°C. En gardant à l’esprit que j’ai travaillé à réglages de scanner constant pour toutes les photos. Avec un peu d’ajustement au scan ou au tirage, tout serait rentré dans l’ordre 😉 Pour en connaitre un peu plus sur ma méthode de scan vous pouvez cliquer ici.

En conclusion

J’aimerais beaucoup compléter ce test en le recommençant mais avec seulement 1°C d’écart, juste pour confirmation. Cependant, à partir des résultats d’aujourd’hui, il est clair que commencer son développement à 20°C pile poil n’est pas aussi indispensable que je le croyais.

Si vous faites de la photo de studio, que vous avez trouvé votre éclairage précis et que vous souhaitez une reproductibilité impeccable, je vous conseille de “garder sous contrôle” votre température de développement.

Si vous faites de la photo en extérieur dans des conditions extrêmement variables (ce qui est un peu mon cas), votre température de développement n’aura pas besoin d’être à 20°C pile poil. En restant dans la fourchette 19°C / 21°C vous vous assurerez des résultats impeccables à chaque fois!

J’espère que les résultats de ce petit test pourront vous servir et comme d’habitude, contactez moi si vous avez des questions.

A très bientôt et bonnes photos!


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